Juste pour faire un petit tour d'horizon, un bilan. Je propose ici des bases sur des méthodes de dressage que l'on m'a gracieusement enseigné, et d'autres, que m'ont appris mes chevaux eux-mêmes. J'ai décidé d'écrire cela car l'une de mes passions, outre le monde des équidés, est l'écriture, même si je fais un peu la folasse ici! ^^ J'ai surtout besoin de savoir ce que vous pensez de ces méthodes, de ma façon de voir l'équitation et de l'interpréter. Je suis peut-être, même sûrement très, très, très loin d'avoir l'expérience et le niveau de donner des conseils, je cherche juste à savoir où j'en suis et à progresser parce que les chevaux sont indubitablement toute ma vie, une passion à laquelle je pense chaque minute, qui ne quitte jamais mes pensées et mon c½ur. (Surtout lorsque je suis loin, à me morfondre à une telle heure passée de la nuit, sur Nice!) Alors, si vous en avez le désir et le courage ^^, dîtes-moi ce que ce dossier vous inspire comme réflexions, critiques.
J'espère que je ne déformerai pas ici ce que l'on m'a appris, car il est possible qu'inconsciemment j'ai appliqué quelques changements, alors si cela est en négatif, ce qui probable, je dois m'en excuser très sincèrement d'avance!!
En tout cas, si j'ai à présent la chance de pouvoir concrétiser mon rêve, que je vive très modestement ou non, je m'en moque. Vivre cette passion c'est tout ce qui me rend vivante, même si elle doit m'en brûler vive... et je dois ce bonheur à quelques personnes.
Premièrement, ce serait être indigne que de ne pas exprimer à ma famille toute ma reconnaissance. Et plus précisément à mes parents qui ont beaucoup fait, même si étant petite je pleurais parce qu'il m'avait été formellement interdit d'accéder à l'apprentissage de l'équitation; règle que je commençais déjà a relégué dès la maternelle ^^. J'ai poursuivis mon harcèlement en vain. Jusqu'à il y a, à peu près 3an et demi, par un coup du hasard. Alors je me dois aussi de remercier Nico et toute la bande de folasses corses en commençant par Ma Femme ^^, Pepe, Mamadou, Titi (;D), et naturellement, Mon Petit Frère == Gisèle! ^^
Et pour le dire clairement, merci, à mon père qui m'a appris tellement, contre toute attente... trop dangereux, n'est ce pas? ;) Si bon cavalier et néanmoins si modeste; et pourtant mon héros, mon papa... ( faut que j'arrête, je suis capable de me mettre à pleurer comme une conne lol). Merci, tu te donnes vraiment beaucoup de mal, et je réaliserai mon rêve aussi bien pour toi que pour moi, j'en suis sûr, ce fut aussi le tien... et merci à maman, de nous supporter et entre deux réflexions désobligeantes, de te démener avec au fond du c½ur un réel désir de faire plaisir, et d'être derrière nous pour nous soutenir...
Mais il y a encore une personne très importante pour moi. Sans cette personne, je ne serais pas aussi heureuse que je le suis aujourd'hui. Je ne vivrais pas cette passion avec autant d'intensité parce que je n'aurais pas saisie sa véritable valeur. Et je n'aurais non plus pu donner si justement, l'amour que les chevaux méritent. Merci, même si ce mot ne me semble pas assez intense, merci de m'avoir tant appris, de m'avoir poussé... et d'avoir expliqué à mes parents quelle était ma vie; ça a été dur pour eux de l'accepter, ils pensent principalement à mon bonheur, à ma sécurité surtout en sachant quelle casse-cou je suis ^^. Je vous en serais à jamais reconnaissante, même si je ne vous l'ai jamais dit. J'ai l'impression fort honteuse et désagréable de mettre montrer ingrate, mais je pense souvent à vous et j'aimerais pouvoir un jour être aussi douée que vous l'êtes.
Je commence tout juste, mais je ne m'arrêterais qu'à un seul prix, très élevé. Mais pas avant d'avoir réussi et pour cela, il faut toute une vie, voir plus. Je ne me restreindrais qu'à la mort. Parole d'évangile ^^
J'espère vous faire honneur à tous, j'ai énormément à apprendre, et j'y veillerai. Et si je prend un jour la grosse tête ( je ne vois pas trop comment, mais je suis malheureusement humaine après tout ), j'espère que vous me mettrai un bon coup dessus!! Si en lisant cela on devait me trouver ridicule, je m'en fiche, chacun ses pensées, les miennes proviennent d'une blonde après tout. ^^
Bon courage à tous pour la suite, si ça vous tente... mais surtout, je voulais vous dire que je vous garderai dans mon c½ur jusqu'à la fin.. tous.
INTRODUCTION
En tout premier lieu, il me semble essentiel d'introduire le sujet par une explication sur la signification du mot: Équitation, qui prend sa racine dans le latin; tout comme la majorité des mots appartenant aux civilisations latines, dont, naturellement, le Français.
Equ//itation vient du latin equus qu'on retrouve comme étant: equus cavallus.
Et qu'est ce que ça peut nous faire!?!? Pourrez-vous me répondre!
Et bien... l'équitation englobe tout ce qui se rapporte au contact cheval/homme?
Et les langues, c'est bien grâce à elle que l'on a la possibilité de s'exprimer, d'avoir ce que l'on appelle dans l'une des langues née de la civilisation germanique, "relation ship"?
Et sans relation, où en serions-nous? Sûrement encore à l'état unicellulaire!
Avec les chevaux, c'est la même chose, il nous a fallut construire des relations solides pour parvenir là où nous en sommes aujourd'hui. Nous avons inventé des langues pour pouvoir nous comprendre, les chevaux en ont fait de même de leur côté. Ils ne nous restaient plus qu'à découvrir leur langage, car eux avaient déjà décrypté le notre.
Qui a dit qu'un cheval n'était pas très fute-fute?!
Bref, je ne vous embrouille pas plus, j'ai déjà moi-même, du mal à capter précisément ce que je viens d'écrire! ^^
I- CE QU'IL FAUT SAVOIR
Les carnivores sont des prédateurs. Les herbivores sont des proies. Par conséquent, la façon de penser n'est pas la même de l'un à l'autre.
C'est frustrant, mais naturellement, le cheval nous perçoit comme des prédateurs potentiels. Mais qu'il soit plus basé sur la défense que sur l'attaque, lui donne un avantage sur les carnivores. Cela lui a en effet valu d'être plus réfléchi, plus posé et surtout, de devenir le plus grand psychologue que le monde n'ait jamais connu.
S'il vous est déjà arrivé d'observer la réaction d'un cheval dans son champs, à l'approche d'une présence humaine, vous comprendrez peut-être mieux où je veux en venir. (Naturellement, il est plus intéressant de prévoir une anecdote qui ne concerne pas des chevaux de club qui sont, généralement, bien trop blasés pour prendre la peine de vous examiner correctement).
Un cheval qui vit pépère dans son champs, prendra à coup sûr, tout le temps nécessaire pour pour vous analyser dès votre première rencontre. En à peine quelques secondes, vous serez littéralement disséqué. Il observera votre attitude, décryptera vos mouvements, il ira même jusqu'à se focaliser sur votre position, les épaules redressées ou fléchies, sur votre port de tête, la façon de le regarder, de lui parler... Tout est passé aux rayons X. Et suivant sa réaction, vous pourrez bien vite vous rendre compte de qui vous êtes réellement si vous n'êtes pas bien au courant! ^^ Il pourra tout aussi bien reprendre son occupation là où il l'a laissé, s'approcher ou encore s'enfuir. Mais le plus important, c'est que ce processus d'observation lui fera comprendre où il peut vous placer dans sa hiérarchie.
II- LA HIÉRARCHIE
Une partie de la mémoire des chevaux est héréditaire. Cette forme de mémoire est entre autre appelé "l'instinct".
La hiérarchie est l'une des choses qui se transmet sans discontinuité chez les équidés. Elle dirige leur vie, et tout comme pour nous, elle établie des lois. Dans un groupe ou troupeau de chevaux, celui à qui incombe la tâche de faire respecter ces lois, sera tout simplement perçu comme le chef. Celui-ci n'est, bien entendu, pas seulement désigné sur des critères de force. Il faudra qu'il soit méfiant, quelque peu craintif (dans le sens d'éventuels dangers: le premier à remarquer un mouvement insolite), doté d'un fort tempérament qui n'est, pas toujours visible au premier abord. Il sera aussi des plus rapides, des plus endurants, des plus forts, des plus intelligents, des plus psychologiques... également, des plus posés.
Chaque membre du groupe doit pouvoir se reposer sur lui, le laisser surveiller les alentours, les protéger. En compensation, le chef obtient certains avantages sur les autres. Il mangera ou s'abreuvera le premier, choisira le meilleur endroit où se protéger en cas de pluie et sera automatiquement respecté de tous qui, lui obéirons sans faillir aux plus imperceptibles de ses ordres.
Chaque cheval a sa place dans la hiérarchie. Sous le chef, un autre cheval un peu moins qualifié que lui, puis un autre encore moins qualifié puis un autre jusqu'à arriver au plus "faible". Le plus faible est parfois persécuté, surtout dans un groupe important. Il est ce qu'on pourrait signifier de: "le plus timide". Attention, une hiérarchie ne se met pas en place dans la seconde, il faut plusieurs semaines, voir parfois des mois pour que tous les membres d'un troupeau aient trouvé leur place. Et naturellement, cela peut s'étendre sur des années en ce qui concerne les poulains. Ils grandissent, évoluent, leur caractère se forme en même temps que leur musculature et leur ossature se solidifient. Alors, bien souvent, ils changeront de place dans la hiérarchie, ce qui causera des bouleversements et des "rebellions" auxquels le chef devra faire son possible pour apaiser. Rébellion et non révolution, les chevaux ne s'irriteront pas contre leur hiérarchie, elle est trop encrée en eux, mais contre ces changements qui leur feront dégringoler les niveaux de la hiérarchie si un poulain, futur cheval, devait venir se placer devant eux. Lorsque les positions seront clairement établies, chacun écoutera celui qui est au-dessus de lui, et, le prioritaire, le chef en tout premier lieu.
Petite note sympa, le chef est aussi très souvent, un gros gamin dissimulé sous une apparence sérieuse. Il s'implique énormément dans l'éducation des jeunes. Si vous avez le bonheur de surprendre deux chevaux s'amuser à se battre, cabrant, lançant des coups d'antérieurs, se sera sans doute qu'un jeune cheval eut tanné le chef jusqu'à ce que celui-ci ait accepté de jouer avec lui. Cela peut nous paraître très violent, mais s'ils ne portent pas de fers, cela n'est pas tout aussi dangereux qu'on puisse le penser. Leurs jeux peuvent nous paraître démesurés, mais il ne faut pas oublier que ce ne sont pas de gentils petits nounours. Faîtes-vous écraser le pieds par l'un de ses mastodontes d'un poids variant entre 400 à 800 kilos dans la moyenne, vous comprendrez bien mieux!
Lorsque l'un deux va trop loin dans le jeu, l'autre le lui fera aussitôt ressentir, pas de problème, une mine vexé, un mordillement, les fesses tournés...!
Tout cela pour en venir à la conclusion que, l'humain, s'il veut se faire respecter, ce qui revient à dire, ne pas se faire botter, frapper, mordre, écraser... en gros, maltraité par un cheval, doit lui montrer qu'il est son supérieur. Le chef d'un troupeau restera le chef pour ses congénères, mais pour lui et même pour les autres, vous serez encore supérieur. Vous n'êtes pas un cheval? Pas de soucis, moi non plus ^^, mais ça ne les empêche pas de vous prendre pour le boss!
Néanmoins, si vous êtes le best, vous ne pouvez pas pour autant, tout vous permettre. N'oubliez pas ceci: Un cheval pense en cheval. A l'humain de penser cheval. Et je puis vous assurer que notre façon de penser et toute contraire à la leur. Carnivore//Herbivore == Prédateur//Proie == Attaque//Défense.
Pour être leur supérieur, il faut penser comme eux. Respecter leurs règles et respecter les, ils vous respecterons et respecterons vos règles tant qu'elles ne seront pas du domaine de l'impossible.
Ne pas les brutaliser, surtout sans raisons! Je sais que ce n'est pas facile, mais l'équitation est une école de patience et de compréhension. Il faut savoir retenir ses impulsions et varier l'intensité de ses sentiments en fonction du moment ou de l'action. Prenez sur vous!!
Exemple: Un cheval agacé par un autre qui lui est inférieur, le lui fera comprendre par degrés.
D'abord, les avertissements: oreilles baissées, puis lèvres et naseaux visiblement pincés. Si l'autre continue à l'agacer ou n'obéit pas à ses ordres, il intensifiera ses menaces: oreilles cette-fois-ci collées contre la nuque, naseaux pincés à l'extrême, il montrera même les dents. Plus encore, il se peut qu'il fasse des mouvements de tête en avant pour menacer le gêneur de le mordre. L'autre réagit à la menace en s'éloignant rapidement, il s'en tire à bon compte, sans problème. Il fait le sourd? Alors le cheval agacé réagira en fonction de la situation. Il pourra simplement tendre l'encolure pour le mordre, pire, se jeter sur lui pour le mordre à l'encolure, aux flancs, au dos, à la croupe ou aux fesses. Mais également, bien plus dangereux, le frapper. Le moins grave est d'être botté ( coups de postérieurs), ce qui est franchement très très dangereux, sont les coups d'antérieurs qui peuvent être fatales. Mais il est presque improbable qu'un cheval se serve de cette défense contre l'un de ses compagnons. Il faudrait vraiment que l'autre l'ait provoqué très durement. Pour ma part, je ne l'ai jamais vu! Car, les chevaux ne se défendentjamais sans de véritables raisons. Ils ne comprennent pas l'injustice, ne la supporte pas.
Prenez exemple! Agissez par degrés! Surtout pour les poulains qui sont plus long à la détente et incomplètement instruits; sachez être patients, mais aussi rigoureux. Carrer vos épaules lorsque vous êtes mécontent, rendez votre voix plus grave et augmentait le volume si nécessaire mais partez toujours du calme. Soyez ferme, mais augmentez doucement les degrés si vous n'obtenez pas de réponse. (Un cheval qui vous bouscule, faîtes le reculer calmement, ne criez pas. Difficile dans certaines situations!!) Faîtes vous plus grand, plus important, prenez un air dur, les sourcils froncés et le cheval sentira automatiquement votre mécontentement, il est très sensible. Le fait même que vous soyez en colère sans même rien en exprimer sera ressenti avec décuplement par le cheval. Il est très très très sensible.
Enfin, ne pas oublier que le cheval est l'une des dernières espèces à pouvoir user de la télépathie. ...??? Eh oui! Et je ne suis pas folle, informez-vous! Si vous êtes fan de "Cheval magazine", vous le savez peut-être déjà. Ce qui ne veut pas dire que vous y croyez forcément; mais ne soyez pas trop terre à terre, le cheval est l'incarnation du mystique: voir la licorne; il est un animal qui fait rêver!
Ne vous embrouillez pas, il y aurait effectivement des gens capables d'entrer en communication avec les chevaux. Ce ne sont pas des mots que vous verrez s'inscrire en lettres de feu dans votre esprit, certes, faut pas abuser, mais pourquoi pas, des images? Allez, vous n'avez jamais entendu parler de gens qui posaient une question à leur cheval à travers des images, et celui-ci lui renvoi de même sa réponse? Faut voir, mais après tout, pourquoi pas puisqu'il ne parle pas. Un langage gestuel, peut-être pas seulement.
Le cheval est donc très sensible et très psychologique, (Il est d'ailleurs reconnu de tous nos psy.) et d'après des études longuement poussées, il chercherait très fréquemment à entrer en contact avec nous via l'esprit. Mais il semblerait que nous ayons refermé cet accès au travers des siècles d'évolutions. Scientifiquement prouvé, l'humain était capable, il y a bien longtemps de cela, d'user de la télépathie. C'est une langue qui n'a néanmoins pas été totalement perdue, semblerait-il, pour le plus grand plaisir des rêveurs, donc de moi-même, je l'avoue.
S'il ne vous est jamais arrivé de vous sentir en totale harmonie avec votre monture, qu'elle exécute la moindre de vos pensées au moment-même où elle vous traverse l'esprit, et avant même que vous n'ayez pu esquisser le moindre mouvement, même une imperceptible variance de poids dans la selle, je ne pourrai vous reprocher de ne pas y croire. Quant à moi, j'ai une jument qui extrêmement sensible et il m'est arrivée de ressentir cela. C'est étrange, effrayant et merveilleux à la fois. Pour cela, je crois qu'il faut en plus du respect et de l'harmonie, un incommensurable Amour. C'est en tout cas ce que je ressens.
III- LES SENTIMENTS
Il faut pouvoir les mesurer. Mécontent, par degrés. Doucement mais fermement puis intensifier.
Lorsque l'on est très heureux parce que son cheval à fait quelque chose de bien, le faire ressentir dans le quart de seconde. Si vous le récompenser 30 secondes plus tard, il ne va rien comprendre.
Exemple, vous voulez lui apprendre le reculer. Une main sur le poitrail en une pression. Il ne bronche pas, on pousse avec plus d'intensité. Pour ne pas faire trop long, on dira que votre cheval ne déplace ne serait-ce qu'un postérieur en arrière, retirer votre main et flattez-le généreusement, des caresses douces et des grattouilles bien placées, une voix enjouée, un sourire aux lèvres, un petit rire, tout ce qui peut décontracter un cheval tout en lui faisant ressentir votre joie. Il va se dire: il ou elle est content, mais qu'est ce que j'ai fait? J'ai posé le pied en arrière et... Laissez-lui 30 secondes ou une minutes s'il est très jeune et recommencez. Vous allez voir si un sourire ou des "C'est bien! Très bien! Oui! C'est ça! " ne l'aideront pas 3x fois. Promis, il comprendra beaucoup mieux ce que vous lui demandez. En revanche s'il se trompe, ne pas s'énerver, contrôler vos émotions et continuer vos efforts en intensifiant toutes les 2O secondes si pas de réactions. La moindre esquisse de mouvement dans le sens que vous désirez, et le tour est joué. Récompensez largement mais n'oubliez pas, les caresses valent mieux que les friandises. Faut choisir, soit il vous aime pour vous, ce qui se gagne à la dure, soit il vous aime mais superficiellement dans le seul but de se voir offrir des friandises. Moyen par la friandise par terrible-terrible, vous n'aurez que des résultats de précipitations. Vite fait mal fait!
IV- LE LANGAGE DES ÉQUIDÉS.
Ouaips! Facile! Mais... euh... c'est quoi exactement?
Avez-vous déjà entendu parlé de l'éthologie? Et bien c'est une science. Plus précisément, c'est l'étude du comportement animal. Et le métier d'éthologiste équin? Et comportementaliste équin? Il existe entre ces deux métiers une énorme différence. D'après des recherches personnelles, je vous avouerais qu'il est très difficile de dissocier quoi que ce soit en ces thèmes. Voilà en tout cas ce que qu'il m'a semblé comprendre: L'éthologiste est un scientifique (bac+5/8 en biologie). Son travail est donc basé sur le comportement animal mais il travaille en laboratoire et exécute des recherches. Il semblerait qu'il soit possible une fois le diplôme obtenu de travailler sur le "terrain". Mais le but reste de déterminer et vérifier des thèses. Le comportementaliste pour sa part, travaille sur le "terrain". Il travaille avec les chevaux et pour la plupart, évidemment avec le cavalier. Il n'y a pour cela, aucun diplôme de reconnu à nos jours. Donc, aucune école ne peut réellement vous proposer de vous en fournir, alors attention au soit-disant D.U., renseignez-vous au maximum au préalable, pour ma part j'ai bien faillit y passer! Néanmoins, il existe un moyen de contrecarrer cela, en pratiquant des stages auprès de personnes réputées qui vous fourniront une sorte de certificat comme quoi vous auriez été leur apprenti et êtes à présent apte à voler de vos propres ailes! ;) Également, attention à ne pas tomber dans le: "J'ai été formé par un apprenti d'un apprenti d'un grand maître". Cela ne passera pas aussi bien que l'on pourrait le souhaiter... Ainsi, si je ne me trompe pas, ceux que l'on appelle des "chuchoteurs" ou "whisperers" seraient des comportementalistes, enfin cela dépend desquels, il me semble. ^^ Leur travail consiste donc à s'occuper des chevaux "à problèmes". Nombre de propriétaires qui n'arrivent pas à régler un problème avec leur cheval, vont voir un professionnel pour que celui-ci leur vienne en aide.
Aussi, le travail consiste à observer un équidé et de noter ce qui ne va pas chez lui et d'en tirer les conclusions qui s'imposent afin de proposer une solution. Exemple: cheval récalcitrant, observer exactement son comportement pour en déduire la cause. Traumatisme? C'est souvent le cas, mais il y aurait beaucoup d'autres options. Ensuite, ce professionnel donnera des conseils et des directives pour régler le problème car il est un spécialiste de la compréhension animal. S'il a passé son monitorat, en plus de monter le cheval, il pourra notamment donner des cours au propriétaire afin de s'assurer que celui-ci ne détruise pas tout le travail fait. Ne me demandez quel sorte de monitorat, pour le moment, j'étudie très sérieusement la question et je dois une fois de plus vous être franche, je n'y comprend rien! Beaucoup de zones d'ombres dans tout cela, je suis déjà heureuse d'avoir pu en éclaircir quelques une en espérant ne pas me fourvoyer très lourdement, rassurant, n'est ce pas? ;D
Pour en revenir au langage du cheval, c'est tout simple. On se sert de l'éthologie, qui consiste, à observer un cheval... en pensant comme lui. Il faut se mettre à la place de l'équidé, oublier nos instincts carnassiers pour devenir cheval. Mettez-vous quelques instants à leur place et vous comprendrez qu'ils réagissent et pensent bien souvent au total opposé de nous. A un embranchement, vous pourriez décider d'aller à droite que lui déciderait d'aller à gauche. (Métaphore très nul, mais bon, je n'en vois pas de plus simpliste ^^).
L'éthologie tend à créer un langage entre le cheval et l'humain. Si lui ne peut pas comprendre notre façon de penser, à nous de nous mettre à la leur. Et de cela, le cheval vous en sera très reconnaissant. (Je ne vous demande pas d'essayer de coucher vos oreilles en arrière ou de mordre, dans le cas où votre compagnon viendrait piétiner vos plates-bandes!) Enfin, il pourra comprendre ce que vous lui dîtes avec une facilité accrue puisque vous utiliserez ses directives et lois de hiérarchie. Ainsi il fera d'énormes progrès en peu de temps, en comparaison d'un cheval de club, car l'on y apprend malheureusement, en mon sens, des méthodes se voulant conservatrices et fières de leur passé. Sans parler de la mondialisation qui tend à faire choisir aux pays du monde entier, le modèle américain. Ce qui bloque sans doute la France, très ancien pays, chargé dans son histoire tout comme l'Angleterre. Les incitant à raffermir leur prise devant des méthodes toutes récentes (l'éthologie en général, apparaît nous dit-on, aux abords des années 30), d'une civilisation toute jeune. CF: Le nouveau monde.
Bref, parler français à un berbère qui n'y comprend goutte, croyez-vous que l'échange soit entièrement impossible? Boire, manger, dormir, etc... sont des actes naturels et ainsi universels, donc obligatoirement possibles à faire comprendre. En développant un peu le sujet, cette méthode serait la même quant au cheval. Exemple: confort / inconfort. ;)
V- L'INDISPENSABLE: les structures
Ce qui me semble principal au niveau matériel, est de posséder un endroit clos ou si possible, une carrière afin de travailler dans de meilleurs conditions. Pour ma part, je me suis moi-même construis une carrière. A l'intérieur du champs, j'ai dressé de fins poteaux de fer que l'on peut faire découper pour presque rien dans des magasins de matériaux (bouts arrondis sont fort préférables). J'y ait mis les petits isolants noirs et relié le tout par deux rangées deux fils électriques. Ce n'est peut-être pas la grande classe, mais le sol est bon est dès qu'on a donné un bon coup de râteau contre herbes et mauvaises herbes, et que les chevaux aient bien piétinés l'endroit, le sol reste nickel. Que votre enclos soit à l'intérieur du champs ou non n'a pas d'importance tant que votre carrière improvisée reste bien clôturée. Il est vrai qu'il n'est pas très correcte de travailler son cheval dans son propre champs qui est synonyme de distraction. C'est pourquoi, il vous faut absolument un petit coin BIEN CLÔTURÉ, il faut qu'il comprenne que c'est le travail, et qu'il va devoir stopper ses occupations pour vous donner toute son attention. Travailler ne doit pas être un déplaisir. Il faut que votre cheval y prenne du plaisir. C'est pourquoi il est important de le détendre, de jouer avec lui, surtout une fois dans la carrière. Un sourire, un éclat de rire, des caresses douces, des paroles avenantes... Ne vous retenez pas, mais faîtes attention à ne pas le laisser tout faire non plus! C'est vite fait d'être pris pour un débile et d'être perçu comme inférieur. Si vous utilisez la technique de la carrière électrifiée, il est préférable de laisser le courant en travail à pied. Si tout est parfaitement clôturé et qu'il n'y a rien à craindre (routes aux alentours ou autres), vous pouvez lâchez votre cheval dans l'enclos. Au début, il ira sûrement renifler, faire le tour, peut-être essayera-t-il de sortir, mais n'intervenez pas. J'insiste encore, mais si vous êtes bien certain qu'il n'y a aucun moyen d'en sortir, restez en milieu de carrière et observez-le bien. Généralement, il devrait être encore assez distrait, laissez-lui le temps qu'il lui faudra. N'intervenez en rien, rester silencieux et immobile. Lorsqu'il décidera, de son propre chef, de venir vers vous, récompensez-le largement de caresse, etc...
VI- DRESSAGE
Cela y est, votre cheval est venu vers vous, vous l'avez bien récompensé et maintenant, le travail peut commencer. Si votre cheval à déjà été longé, ce qui devrait être acquis pour un cheval débourré, se sera plus qu'utile pour un certain exercice des plus intéressant que je vous citerais un peu plus bas, mais qui ne pourra être, sans la confirmation des exercices suivants:
A) TRAVAIL A PIED: Détente, complicité, compréhension et respect.
1- Les étirements.
Les bases de l'éthologie se base ici, par de petites choses a bien intégrer.
Pour commencer, il est essentiel de le détendre, d'une manière qui le rendra aussi beaucoup plus souple dans ses mouvements, et évitera qu'il ne se froisse un muscle ou autres douleurs fort désagréables.
Apprenez lui les fléchissements. Ici, la flexion de la nuque qui lui permettra d'intégrer plus aisément le placer. Mettez une pression sur la longe en tirant vers le bas pour qu'il baisse la tête.
Ne tirez pas comme un forcené, mettez juste une légère pression. S'il ne fait pas le moindre mouvement au bout d'une quinzaine de seconde (un peu plus pour un jeune cheval) pour baisser la tête, accentuez un peu plus votre pression. Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il fasse le moindre geste dans le bon sens. Relâchez alors immédiatement la longe et caressez-le généreusement. Prenez toutefois votre temps, il lui faudra des poses pour bien comprendre. Néanmoins, s'il ne répond pas à votre demande, ne relâchez surtout pas. Lui penserait
exactement: Pourquoi est-ce qu'on me met une pression? Tiens, j'ai fais ça et on m'a foutu la paix... Si vous l'induisez en erreur, se sera encore plus compliqué pour lui de comprendre. S'il est assez difficile à faire incliner la tête ne serait-ce que d'un centimètre vers le sol, et que vous avez le poignet qui commence à craquer à force de mettre de la pression sur la longe, appuyez l'index et le majeur de votre autre main sur sa nuque, ça pourrait l'aider. (Mais seulement en cas de désespoir! ^^) Une fois que vous aurait obtenu un résultat, le plus infime soit-il, n'oubliez pas d'agir dans la seconde en relâchant tout de suite la longe et en caressant. Parlez lui aussi!
Vous l'avez mis dans une situation assez désagréable. Le cheval est claustrophobe de nature et être ainsi compressé n'est pas douloureux mais assez désagréable toutefois. De plus, la pression sur sa nuque n'est pas pour lui plaire, mais c'est ainsi que vous pourrez lui faire comprendre qu'en désobéissant à ce que vous lui demandez si gentiment, il se fera mal tout seul. Puisque vous ne tirer pas d'un coup brusque sur sa longe mais que vous laisser une pression, tout simplement, en tirant vers le haut pour se dégager, il se punira tout seul. Alors qu'en baissant la tête, la longe se détendra et il ne sentira plus de pression, mais lâchez quand même la longe pour le récompenser entièrement. Laissez-lui 30 secondes à 1mn s'il est plus ou moins jeune, et recommencez l'exercice jusqu'à avoir un résultat qui vous paraît satisfaisant. N'oubliez pas, chaque centimètre est un gros progrès. Je dirais que généralement, il suffit seulement de refaire l'exercice deux fois et c'est assez. Sa plus grande récompense est le repos. Laissez-lui une minute au terme et caressez-le bien en passant de l'autre côté. Massez-le même. Ses efforts prochains seront plus empreints de bonne volonté.
Après la flexion de la nuque, faîtes lui des fléchissements de l'encolure. Déplacer votre cheval à un autre endroit de l'enclos afin qu'il ne pense plus à cet exercice, cela lui permettra de se préparer au prochain exercice et de passer à autre chose lorsque vous le commencerai. Mettez-vous au niveau de son flanc, et ramenez sa tête vers vous, jusqu'à ce que son bout du nez vienne vous touchez. Attention, il ne faut pas qu'il se déplace. Seule la tête puis l'encolure doivent se plier jusqu'à vous. A ce moment-là, caressez son front puis relâcher. Reprenez comme précédemment par 2 fois (sans oublier les poses qui sont des plus importantes!) puis passez de l'autre côté et appliquer le même exercice.
Une fois fait, vous aurez un cheval plus intéressé, plus à l'écoute, plus détendu et heureux d'avoir pu communiquer.
Caressez bien durant la pose d'une minute minimum que vous lui accordez. Puis déplacez-le encore.
Cette fois-ci, se sera une détente des antérieurs qui lui permettra d'accéder à un étirement lors du sanglage (une fois sangler, il faut prendre l'un des antérieurs, et le faire tendre en avant, attention où vous mettez vos doigts! En club, on vous dit de marcher.). Mais ça ne consiste pas seulement à cela. Cet exercice est également un prélude au pas espagnol. Bref, positionnez-vous en face de l'antérieur de votre choix (vous êtes tous deux de front) et tapotez son genoux en lui donnant votre ordre habituel lorsqu'il doit vous donner le pied pour être curer. Cette-fois-ci, il aura sûrement plus de mal à comprendre ce que vous lui demandez puisqu'il n'a pas l'habitude qu'on lui demande le pied dans ce sens là. Préserverez, vous savez comment obtenir son pied, chacun sa méthode pour cela. Une fois le pied levé, placez une main ouverte sous son genoux, et attrapez de l'autre le boulet. Tendez vers vous, vers sa tête avec douceur. Attention au coup d'antérieur brusque s'il cherche à dégager son pied où même attention aussi à vos propres pieds! Une fois le pied tendu, passez la main tendu sous genoux, sur le genoux et caressez une fois dessus; puis posez la jambe à terre et caressez bien. Comme précédemment, laissez du temps puis recommencer et passer à l'autre pied.
Voilà ce que vous pouvez lui apprendre pour ce jour. Vous pouvez répéter ces exercices dans l'après-midi, si possible, deux fois par jour, bien espacé. Les nouveaux exercices qui s'ensuivront devront être fait lorsque ceux-ci seront bien maîtrisés. C'est essentiel puisque se seront les deuxièmes niveaux.